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Juridictions

Des germes de sagesse et d'union 

Loin d'être des germes de division, ou de menacer la « régularité » de la GLNF, comme F.S. en est hélas persuadé, les juridictions sont une source d'enrichissement diversifié et très dense pour les Frères travaillant aux trois degrés de la maçonnerie dite "régulière", c'est-à-dire pour ceux qui appartiennent aux obédiences reconnues comme telles. On entend par là les obédiences reconnues à l’origine par au moins deux autres Grandes Loges Régulières, et souscrivant aux règles de reconnaissance promulguées sous l’égide de la Grande Loge Unie d'Angleterre. Pour préserver la « régularité » de la GLNF, il suffira à la future gouvernance de la GLNF de cultiver la synergie avec les juridictions détentrices des rites, et de ne plus pratiquer la concurrence d'égos, et la division.
Les rites sont consubstantiels à la GLNF, comme ils sont consubstantiels aux juridictions. Prôner prééminence ou  division entre l'obédience et les juridictions revient à jouer la fable de La Fontaine intitulée "Les Membres et l'Estomac". Or s'il peut nous être agréable de se faire représenter cette fable qu'on lit aux enfants, c'est autre chose que d'en être le témoin navré dans la réalité de notre obédience.
Totalement responsables de leurs pratiques dans les degrés dits de perfectionnement, parfois communément appelés les "hauts grades", tirant leur propre reconnaissance de leurs propres accords internationaux, et leur régularité de la qualité de leurs travaux en conformité avec leurs constitutions, les juridictions historiquement alliées  à la GLNF sont gardiennes de leurs rituels dans les degrés au delà du grade de maître.
De par la culture approfondie qu’elles ont de leur propre rite et leur Connaissance, elles ne peuvent être insensibles à la manière dont les  trois premiers degrés de leur rite sont pratiqués à la GLNF. Il suffit de leur accorder sur ce plan écoute et respect, tout en veillant à ce que les landmarks, les règles et les constitutions de l’ordre soit respectées dans l'obédience.
Jusqu'à très récemment, et avant les conflits inutiles largement provoqués par l’attitude de F.S, les juridictions amies ont constitué un cocktail précieux pour le fonctionnement de l'obédience, sans ingérence, et sans empiètement sur sa souveraineté.
Chacun sait que, quel que soit le rite qu'elles pratiquent, les Loges qui fonctionnent bien bénéficient de la maturité éclairée des Frères qui poursuivent leur démarche maçonnique comme membre de l'une ou l'autre ou plusieurs de ces juridictions.
Ce constat n'est pas exclusif à la France, et les anglo-saxons savent bien profiter dans leur obédience de l'appui fraternel des "side degrees". Peut-être peut-on faire remarquer le terme "side" degree est moins présomptueux que "haut" grade, et qu'il reflète un état d'esprit plus en accord avec la connaissance de soi et de ses limites, c'est à dire l'humilité que chacun de nous recherche.  Le Rite Écossais Ancien et Accepté par exemple semble l'avoir bien compris, en parlant de Loges de perfectionnement.
Quoi qu'il en soit, les corps maçonniques tels que le Suprême Conseil pour la France du Rite Écossais Ancien et Accepté, ou le Grand Prieuré Rectifié de France sont des juridictions amies, qu'on ne peut taxer d'ingérence dans les affaires de la GLNF. Le caractère pondéré de leurs interventions et la valeur de leurs membres, sont un atout précieux pour trouver une voie de sagesse et d'union dans la future gouvernance de l'obédience
A ces divers titres, la Journée de égrégore et l'occasion de réaffirmer l'harmonie qui n'a cessé de régner dans les Loges entre les Frères appartenant ou non aux juridictions, et le souhait de tous de voir les traités de reconnaissance immédiatement rétablis.